Posts tagged ‘archéologie préventive’

Comment est perçue l’archéologie préventive en France?

Les avis sur l’archéologie sont souvent très partagés.
Elle est souvent utilisée par les élites politiques lorsqu’elles ont besoin de retrouver une origine et une légitimité à une nation, revendiquer des territoires…Cette même élite  n’ose pas non plus trop s’y pencher car ils sont un peu déçu par « nos ancêtres les gaulois » bien moins glorieux selon eux que  la Grèce antique ou Pompéi.
Dans les actes du colloque « L’archéologie en France, histoire d’un combat » organisé par l’INRAP et l’INHA en 2008 apparait cette phrase qui résume bien le problème « La Gaule, barbare et sans unité apparente, était-elle un ancêtre convenable ».
Le Louvre n’expose aucun objet français, il faut aller en grande banlieue pour trouver le « musée des antiquités nationales »


Il y a un décalage entre ce qu’attendent les gens comme par exemple le buste de césar trouvé dans le Rhône, découverte saluée par le ministre de la culture, et la réalité de l’archéologie d’aujourd’hui qui étudie non seulement les objets mais aussi les pollens, les coquillages… dans le but de comprendre  des réseaux, des interactions sociales, de reconstituer l’environnement de nos ancêtres comme l’explique Jean-Paul Demoule dans une interview de Sciences et avenir intitulée « L’archéologie permet de s’approprier le territoire« .

Dans une période où l’aménagement du territoire est en pleine expansion il était important que l’archéologie préventive soit institutionnalisée, c’est ce qui a été fait avec la loi de 2001 et la création de l’INRAP. En effet on considère que pour la construction d’une autoroute ou d’une ligne TGV il y a environ 1 site par km, et contrairement à ce que pense les élus locaux et les entreprises cela ne coûte que 1% des travaux. Le budget de l’INRAP ne représente que deux pour mille du budget du BTP. Pour Jean-Paul Demoule dans une interview intitulée « l’archéologie préventive n’est pas le gendarme de l’aménagement« : « L’archéologie préventive est la conciliation entre le développement économique et social, la conservation du patrimoine et la recherche scientifique ».

En ce qui concerne la vision qu’ont les gens,  les archéologues se retrouvent souvent confrontés à des réflexions comme « vous êtes pas du tout comme indiana jones finalement vous ressembler plus à un ouvrier du bâtiment » d’ailleurs les techniciens de fouille sont classés dans BTP à l’ANPE, ou « vous êtes des profanateurs de tombes », ce qui relève finalement d’un problème d’information et en effet il y a un problème de diffusion des résultats car la publicité des découvertes archéologiques n’est pas encore clairement mise en place, même si l’INRAP fait de gros efforts en ce sens.

Finalement l’archéologie préventive, dont l’officialisation est encore récente, doit continuer à se faire connaitre pour s’imposer.

SOURCES:

Interview de J-P Demoule dans sciences et avenir: http://www.sciencesetavenir.fr/magazine/rencontre/093392/l-archeologie-permet-de-s-approprier-le-territoire.html

Interview de J-P Demoule pour actu-environnement.com: http://www.actu-environnement.com/ae/news/archeologie_preventive_7175.php4

Question d’un lycéen et plusieurs réponses sur le forum futura-services: http://forums.futura-sciences.com/archeologie/326851-larcheologie-un-choix-detudes.html

Résumé du livre l’archéologie en France, histoire d’un combat sur betapolitique: http://www.betapolitique.fr/L-archeologie-en-France-histoire-d-51708.html

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27 mai 2010 at 23:47 Laisser un commentaire

L’archéologie préventive en Seine-Saint-Denis

affiche de l'exposition "Fer des Gaulois"

affiche de l'exposition "Fer des Gaulois"

« Fer des Gaulois en Seine-Saint-Denis » a pour but de présenter les recherches et avancées de l’archéologie sur les Gaulois. A cette occasion les fouilles du village d’artisans gaulois de Bobigny sont comparées pour la première fois à la « ferme » gauloise des Tartres. Ici les objets gardent leur contexte de découverte ce qui les transforme en indice pour mieux les interpréter.

Les fouilles

  • La « ferme » des Tartres :

Les Tartres s’étendent sur 2 ha à la limite de Saint-Denis et de Pierrefitte-sur-Seine. A cheval entre deux villes, le site a été fouillé par deux équipes, en amont de trois projets d’aménagements: le foyer Sonacotra, la RN 28, le bâtiment des Archives Nationales.

Sur la partie de Saint-Denis, il y eut deux campagnes de fouilles menées par une équipe d’archéologues de l’UASD (l’unité d’archéologie de la ville de Saint-Denis) dirigée par Pierre Giraud. Sur la partie de Pierrefitte-sur-Seine, il y eut une unique opération préventive de trois mois et demi dirigée par Françoise Lafage. Elle a associée l’INRAP et le Département de la Seine-Saint-Denis.

La « ferme », occupée de 150 à 50 avant notre ère environ, possède un plan classique à enclos double unique en Seine-Saint-Denis et est principalement orientée vers la production de viande et de lait par l’élevage. Sa particularité vient du volume important de mobilier découvert qui pourrait peut-être traduire une « richesse régionale ».

Suite à l’emplacement du site (en face de la cité Allende, près de la station de métro « Saint-Denis Université » et à proximité de l’Université Paris 8 ) qui amène au passage de beaucoup de personnes, l’Unité municipale d’archéologie a monté un projet de socialisation avec pour emblème la mire, instrument de visée et de repérage utilisé entre autre dans l’archéologie. Le public accède à un « chemin à remonter le temps » aménagé autour du chantier de fouille. Après avoir parcouru 2000 ans jalonnés de panneaux d’expositions, il rencontre les archéologues qui lui présentent la fouille et leurs méthodes de travail.

  • Le village d’artisans et la nécropole de l’Hôpital d’Avicenne à Bobigny :

La taille du village gaulois de Bobigny est équivalente à 52 stades de foot côte à côte et a été occupé pendant sept générations entre 280 et 125 avant notre ère. Seulement 6 300 mètres carrés, c’est-à-dire 1,2% du site, ont été fouillés en 5 chantiers depuis 1992.

La nécropole qui accompagne le village fait de l’Hôpital d’Avicenne un site celtique important. En effet en Europe continentale, hors péninsule ibérique, il n’y a qu’une douzaine de grandes nécropoles de plus de deux cents tombes pendant la période celtique et le site d’Avicenne en contient 515. D’autres caractéristiques la rendent également remarquable ; l’inhumation domine alors qu’ailleurs la crémation est majoritaire, la densité importante (plus de 6 sépultures par 10m carrés) inhabituelle pour un site à inhumation de cette époque, on retrouve toutes les classes d’âge même les enfants de 2 à 3 ans et de 8 à 10 ans ce qui est rare dans une nécropole gauloise. Les huit cents mètres carrés de la nécropole ont dû être décapés par bandes de 300 à 400 m2 afin de ne pas couper la voie d’accès des pompiers pour la sécurité des malades de l’hôpital.

L’étude du site apportera peut-être quelques réponses car c’est l’un des seuls avec Sajopetri en Hongrie où l’on peut étudier les nécropoles associées aux ateliers.

SOURCES :

Revue archéologique du centre de la France: http://racf.revues.org/index654.html#bibliography
Stéphane Marion, Yves Le Bechennec et Cyrille Le Forestier, Nécropole et bourgade d’artisans : l’évolution des sites de Bobigny (Seine-Saint-Denis), entre La Tène B et La Tène D.

Site du département de Seine-Saint-Denis: http://www.seine-saint-denis.fr/FER-DES-GAULOIS-EN-SEINE-SAINT.html

Musée d’art et d’histoire de Saint-Denis: http://www.musee-saint-denis.fr/

25 mai 2010 at 18:25 Laisser un commentaire

L’archéologie préventive en Europe

A l’occasion de la journée de l’Europe le dimanche 9 mai voici deux sites en lien avec le Sénat et un blog sur le droit de la culture qui rappellent la législation française et la compare principalement à celle de l’Allemagne, l’Angleterre, le Danemark, l’Espagne, l’Italie, les Pays-Bas et la Suède. On peut voir les différences comme l’année des débuts de l’archéologie préventive, son organisation et financement relié à l’organisation du pays comme en Allemagne où l’archéologie relève de la compétence des Länder qui dispose chacun de sa propre loi sur la protection du patrimoine. Ils ont d’ailleurs révisé les lois au cours des dernières années pour y introduire notamment le principe de  » casseur-payeur » ( expliqué dans carrefourlocal.senat.fr ).

10 mai 2010 at 21:55 Laisser un commentaire

Des problèmes de financement pour l’INRAP

Depuis plusieurs années l’INRAP connait des problèmes de financement. D’une part à cause de la Redevance d’Archéologie Préventive (RAP) qui ne couvre pas les dépenses engagées par l’INRAP pour les fouilles. D’autre part elle doit rembourser l’avance de trésorerie consentie par l’état pour commencer son activité.

En 2009 son budget était de 144.4 millions d’euros dont 93.8 millions d’euros étaient le chiffre d’affaire issu des fouilles, 40.5 millions correspondaient à la RAP, ce qui représente un déficit de 12 millions d’euros par rapport à ce qui aurait dû être perçu, et 9 millions d’euros de subventions de l’Etat.

Déficit net cumulé de l'INRAP au titre de ses activités non marchandes (en millions d'euros)


Ces problèmes ne sont pas nouveaux. En effet, en juin 2005, Jean-Paul Demoule président de l’INRAP à l’époque, évoquait déjà ces problèmes lors de son audition devant la commission des affaires culturelles du Sénat.

Le projet de loi de finance 2010 de M. Yann Gaillart (consultable ici), prévoit une suppression de la subvention budgétaire à l’INRAP qui deviendrait alors un établissement autofinancé bien que la situation actuelle ne le permette pas. Cependant dans le cadre d’un projet de relance (Article 8 de la loi pour l’accélération des programmes de construction et d’investissement publics et privés (n° 2009-179 du 17 février 2009)), l’État prévoit également une augmentation des taux de la redevance attribuée l’archéologie préventive (RAP) et une dotation exceptionnelle de 10 millions d’euros destinée à aider l’INRAP pour les diagnostics qui accompagnent la mise en œuvre des chantiers du plan de relance.

Selon une estimation, les recettes de 2010 ne pourront pas, à nouveau, couvrir les besoins de l’INRAP.
Aujourd’hui deux solutions sont avancées:

  • La première serait de verser une nouvelle subvention, comme en 2004, 2005 et 2006, pour combler temporairement le déficit.
  • La seconde consisterait à reprendre complètement le financement de l’archéologique préventive, en remplaçant la RAP par un nouveau prélèvement qui comblerait mieux les besoins de l’INRAP en lui procurant des ressources suffisantes et en limitant ses coûts.

SOURCES:

L’Ecran de veille Archéo: http://www.archeo.levillage.org/spip/article.php3?id_article=93

ANACT: http://pagesperso-orange.fr/anact.collectivites/

Site du Sénat: http://parlement-ue2008.fr/rap/l09-101-37/l09-101-37_mono.html#toc45

9 mai 2010 at 22:07 Laisser un commentaire

Une voie romaine en bon état mise au jour près du théâtre antique d’Arles

Lors de travaux de réfection de la chaussée visant à descendre le niveau du sol pour dégager la vue sur le théâtre antique, a été découvert une partie du decumanus , l’axe est-ouest dans une ville romaine, qui joignait la place du Forum et la Porte Auguste.

Des sondages préalables n’ayant pas été effectués, dans une ville où l’on dit pourtant que l’on trouve des vestiges à chaque coup de pioche, les travaux étaient lancés lorsque les premières découvertes ont été faites. La ville a demandé à l’ entrepreneur de financer le chantier de fouille, dirigé par Erwan Dantec avec l’assistance d’Alain Genot et de Marie-Pierre Rothé, archéologues au musée départemental de l’ Arles Antique, ainsi que de Marc Heijmans, archéologue au CNRS.

La voie romaine dite  decumanus date du 1er siècle avant J.-C. Allez la voir avant qu'elle ne  soit recouverte

Fouille de la voie romaine dite decumanus datée du 1er siècle avant J.-C.

Même si au XIXe siècle la chaussée moderne a été aménagée sur un pont établi pour ne pas abîmer la voie romaine, curieusement, jusqu’ici, aucun écrit ne mentionne l’existence de cette voie antique composée de grandes dalles dans lesquelles on trouve parfois un ou deux trous de louve ( trou fait pour transporter ces dalles). Il n’y a aucune marque d’usure de roues de char ou de charette.Une particularité que l’on retrouve sur d’autre portions de voies de la commune.

Des tessons de céramique et un trou de support de pieu ( peut-être une des poteaux d’échafaudage du chantier de construction du théâtre proche)  devraient permettre de dater plus précisément cette voie vraisemblablement construite à la fin du Ier siècle av. J.-C.

Après plusieurs semaines de fouilles, le site a été remblayé et l’emprise sur le sous-sol a été modifiée pour que le chantier épargne la voie qui se situe à 110 cm sous la chaussée actuelle.

SOURCES :

Article de Frank Chevallier dans le mensuel Archéologia n°475 de mars 2010

http://www.laprovence.com/article/region/arles-une-voie-romaine-longeait-le-theatre-antique

7 avril 2010 at 17:06 2 commentaires

Déroulement d’un chantier d’archéologie préventive en France

Depuis la loi du 17 juin 2001, les archéologues interviennent en préalable des chantiers d’aménagement. On ne parle plus d’archéologie de « sauvetage » mais d’archéologie préventive.

On peut distinguer trois grandes étapes pour le déroulement d’une opération d’archéologie préventive :

  • Le diagnostic

Tout d’abord avant la réalisation d’un chantier d’aménagement qu’il soit public ou privé, les aménageurs doivent faire appel à des archéologues (nous développerons cette partie sur la législation et les acteurs de la fouilles dans un autre post) pour réaliser un diagnostic afin de déterminer le « potentiel du site ». Lors de ce diagnostic les archéologues déterminent l’intérêt du site mais aussi le temps et le nombre de personnes qui sera nécessaire à la réalisation des fouilles si elles ont lieu. Pour cela ils réalisent des sondages sous forme de tranchées pour identifier la nature des éléments trouvés (artefacts, structures…) mais aussi l’étendue du site dans les limites de l’espace à diagnostiquer.

  • La fouille

S’il a été établit que le site avait une importance archéologique, une fouille est alors organisée selon les mêmes méthodes qu’un chantier programmé. Il peut s’agir du même organisme que pour le diagnostic ou d’un autre. La durée de cette fouille dépend du degré d’intérêt du site, déterminé lors du diagnostic. Plus un site semble intéressant lors du diagnostic, plus la fouille sera longue. Cependant le diagnostic peut être trompeur et le site être en réalité plus riche, ou pauvre, qu’il n’y paraissait. Dans certains cas particuliers, une commission peut être rassemblée pour rallonger la durée de la fouille ou même arrêter le chantier de construction. Dans ce cas, le site peut être classé avec un accord de l’État si ce dernier est jugé très important. Il faut savoir que de tels cas sont extrêmement rare. Le temps est le pire ennemi de l’archéologue sur ce type de fouilles car si au bout du temps imparti la fouille n’est pas finie, le site sera détruit de toute façon.

  • La post-fouille

Pour finir, l’étude du matériel et des données de terrain conduisent à la réalisation dans l’année qui suit, d’un rapport de fouille ou d’un document final de synthèse (DFS) qui sera déposé au service régional de l’archéologie. Il y a en France un véritable travail d’interprétation et de diffusion des résultats obtenus. En revanche dans d’autres pays comme en Angleterre, la fouille préventive s’arrête au stockage du matériel et à la remise d’un rapport de fouilles.

Aujourd’hui l’aménagement du territoire ne détruit plus les vestiges du passé mais au contraire les dévoiles au grand jour.

LIENS :

Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Arch%C3%A9ologie_pr%C3%A9ventive

Région Languedoc Roussillon: http://www.laregion-culture.fr/2801-archeologie-preventive.htm

Strates: http://www.archeologie-caledonienne.com/

INRAP: http://www.inrap.fr/archeologie-preventive/p-7-Accueil.htm

29 mars 2010 at 19:54 Laisser un commentaire

Historique

L’archéologie préventive, anciennement appelée « archéologie de sauvetage », s’est développée en France à partir des années 1970. Elle serait apparue pour la première fois à la fin des années 70 sous la plume de Jacques Lasfargues, directeur des antiquités historiques de la région Rhône-Alpes. Elle a pour but la réalisation d’un diagnostic ou d’une fouille sur un terrain au préalable d’un chantier de construction ou des travaux publics. L’archéologie préventive permet de « sauvegarder par l’étude » les archives du sol.

Ce nouveau type d’archéologie s’est imposé face à l’ampleur des destructions des vestiges de notre sous-sol causées par la multiplication des grands travaux d’aménagements du territoire (terrassements, routes, voies ferrées, bâtiments…). Chaque année près de 700 km2 sont touchés par ces travaux d’aménagement. Cette archéologie a trouvé sa consécration avec les fouilles de la Cour Napoléon entre 1983 et 1986 pour la naissance du « Grand Louvre ».

Fouilles de la Cour Napoléon. © EPGL-Louvre / P. Thomas - P. Charniot

Le développement de l’archéologie préventive a permis une meilleure connaissance du passé. Grâce à ces fouilles réalisées sur de grandes surfaces et dans des zones pas forcement attractives pour les archéologues jusqu’à présent, de nouveaux corpus sont désormais accessibles.

Depuis une trentaine d’années, l’archéologie préventive connaît un essor considérable grâce à :

–   La multiplication des moyens et du personnel.

–   La publicité autour des grandes fouilles et des grandes découvertes.

–   La création d’institutions et de musées à l’échelle nationale, régionale et locale.

–   L’application de nouvelles lois sur la protection du patrimoine à l’échelle française et européenne.

L’archéologie préventive a permis une nouvelle approche de certaines périodes (comme le Paléolithique ou le Néolithique en France) grâce aux nombreuses données disponibles. Certaines découvertes cependant apportent de nombreuses informations inédites et même dans certains cas une remise en questions complète du savoir comme pour l’Amérique précolombienne.

Cette forme d’archéologie ne s’intéresse pas aux « trésors » ou aux monuments remarquables mais aux sociétés et aux territoires.


LIENS :

Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Arch%C3%A9ologie_pr%C3%A9ventive

Strates: http://www.archeologie-caledonienne.com/

INRAP: http://www.inrap.fr/archeologie-preventive/p-7-Accueil.htm

BIBLIOGRAPHIE:

Demoule JP, La naissance de l’archéologie préventive, Pour la Science, novembre 2007, p146-151.

Jean-Paul Demoule (dir.), L’archéologie préventive dans le monde. Apports de l’archéologie préventive à la connaissance du passé, La Découverte, Collection « Recherches », 2007.

29 mars 2010 at 19:44 Laisser un commentaire


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